Chaire Droit Aliment Terre / Elika LurraChaire de professeur junior (CPJ) sur le droit de la sécurité alimentaire
Le chemin que nous empruntons est celui de la « sécurité alimentaire » dont le concept est caché derrière celui de « sécurité » que les juristes connaissent bien, mais sans l’habitude de l’utiliser au service de la recherche d’une alimentation satisfaisante pour tous.
Si l’Europe s’intéresse à l’agriculture (PAC) et à l’alimentation (envisagée sous le seul angle de la sécurité sanitaire), la sécurité alimentaire au sens que lui donne l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) intéresse assez peu les juristes européens. L’alimentation est surtout présente dans l’enseignement supérieur pour les aspects scientifiques, les technologies alimentaires, la santé et la nutrition.
L’objectif de ce projet est de se saisir du concept de sécurité alimentaire pour lui donner une portée juridique. La sécurité alimentaire peut être perçue comme l’expression concrète du droit fondamental à l’alimentation consacré par de nombreux textes, nationaux et internationaux. Mais elle n’est pas en elle-même l’objet d’un droit sui generis. Elle se présente au mieux comme le creuset vers lequel convergent des règles éparses venant de multiples champs du droit renfermant chacun une logique propre. Or, ces logiques contraires affectent l’effectivité du droit à l’alimentation, comme en témoignent les chiffres de la malnutrition partout dans le monde.
La voie proposée pour remédier à cet écueil réside dans la recherche des outils, tant juridiques que ceux issus des sciences de la nature, permettant de corréler besoins vitaux (sécurité alimentaire) / biens naturels (gestion des ressources naturelles) / droits humains (droit à l’alimentation).
Le titulaire de la chaire
Jean-Victor Maublanc est maître de conférences en droit public à l'Université de Poitiers après avoir obtenu son doctorat à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.
Chaires de professeur junior
Les chaires de professeur junior (CPJ) ont été instaurées par la loi de programmation de la recherche (LPR) du 24 décembre 2020. Il s'agit d'une pré-titularisation conditionnelle (“tenure-track”) dans le corps des professeurs des universités ou des directeurs de recherche à l’issue des 5 années de la chaire.
Les conditions à la titularisation sont la réussite de l'habilitation à diriger des recherches (HDR) et l’évaluation de la valeur scientifique et de l’aptitude professionnelle du chercheur par une commission de titularisation.
